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E3 - Le RĂȘve de M🌕🌑n

ÉPISODE3 -

Cette nuit-lĂ , Moon entra dans un rĂȘve comme on entre dans une eau tiĂšde.

Il n’y avait pas de seuil visible. Seulement une douceur immĂ©diate, enveloppante, presque dĂ©routante.

Devant elle s’ouvrait un lieu fait de matiĂšres simples : du bois clair, des fibres tressĂ©es, des lampes discrĂštes qui respiraient plus qu’elles n’éclairaient. Un espace ouvert, posĂ© entre la terre et l’eau, oĂč rien ne semblait pressĂ©.

Les corps y bougeaient lentement. Certains dansaient sans musique apparente. D’autres respiraient ensemble, assis en cercle. Personne ne cherchait à convaincre. Personne ne prenait plus de place qu’un autre.

Moon reconnut aussitĂŽt la sensation. Celle d’un monde oĂč ses manques ne criaient plus. Ils reposaient. Comme des enfants enfin rassurĂ©s.

Elle observa longtemps sans intervenir. C’était sa maniĂšre d’entrer en relation.

Puis quelque chose se produisit.

La lumiùre changea. Non pas autour d’elle —en elle.

Une clartĂ© bleutĂ©e, douce mais intense, se mit Ă  rayonner depuis son ventre. Elle sentit un rythme ancien l’habiter, un va-et-vient rĂ©gulier, comme une marĂ©e intĂ©rieure.

Au-dessus, la Lune veillait. Silencieuse. Présente.

Moon comprit sans mots : elle n’était pas Ă©clairĂ©e par la Lune, elle Ă©tait en rĂ©sonance avec elle.

Chaque cycle la traversait. Chaque retrait, chaque retour. Vie, dissolution, renaissance. Encore.Toujours.

Dans le rĂȘve, des figures apparaissaient puis disparaissaient. Elles ne portaient pas de noms. Certaines parlaient par gestes. D’autres par silence. D’autres encore par le souffle grave d’un instrument ancien, qui semblait raconter le commencement du monde.

Moon n’apprenait rien de nouveau. Elle se souvenait.

Mais soudain, le rĂȘve se fissura.

Un frisson parcourut la scÚne. Une inquiétude ancienne se leva en elle, comme une vague froide sous la surface chaude.

Et si ce lieu ne pouvait pas tenir ? Et si la peur revenait ? Et si l’alignement coĂ»tait trop cher ?

La lumiĂšre bleue vacilla.

Moon sentit la tentation de se contracter, de calculer, de se préparer à perdre.

Alors elle fit quelque chose de radicalement simple.

Elle posa les deux mains sur son ventre. Elle inspira. Et au lieu de lutter contre la peur, elle l’accueillit comme on accueille une fatigue aimĂ©e.

La scĂšne ne disparut pas. Elle se transforma.

Le lieu devint plus nu. Plus vrai. Moins idéal.

Et pourtant, plus vivant.

Moon comprit alors que ce rĂȘve n’était pas une promesse. Ni un refuge. Ni un projet.

C’était une direction intĂ©rieure.

Un appel Ă  demeurer fidĂšle au courant, mĂȘme quand il traverse la perte, mĂȘme quand il demande de mourir Ă  une ancienne maniĂšre d’aimer, de se sĂ©curiser, de se dĂ©finir.

Le rĂȘve s’effaça lentement.

Moon se rĂ©veilla avant l’aube, le cƓur encore chaud. La question n’était plus : comment y arriver ?

Mais :oserai-je rester alignĂ©e, mĂȘme quand cela me dĂ©pouille ?

La Lune, dehors, poursuivait son cycle. Et Moon sut qu’elle n’avait rien Ă  prouver. Seulement Ă  Ă©couter. 🌑🌕

À suivre
 🌑🌕 Rejoindre l’espace de pratique

>Si ce rĂ©cit rĂ©sonne, ce n’est sans doute pas un hasard.

Le Voyage de M🌑🌕N n’est pas une lecture passive. C’est une pratique vivante de la connaissance de soi.

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